Respi Pression : des avancées au cœur de la santé respiratoire
Au croisement de l’ingénierie et de la recherche médicale, SUMMIT développe actuellement un projet innovant dédié à la santé respiratoire. Alexandre Guerre, Directeur du Département Technique Ingénierie & Systèmes (DTIS) et ingénieur au sein de SUMMIT, collabore avec le professeur des universités Thomas Similowski, spécialiste mondial des mécanismes cérébraux et sensoriels de la respiration. Ensemble, ils explorent les potentialités d’un nouveau type de capteur pour l’avancée de la médecine.
Ce projet trouve son origine dans les travaux menés au sein de l’UMRS 1158 Sorbonne Université/INSERM, dirigée par le professeur Thomas Similowski, dont une thématique majeure porte sur la façon dont le cerveau perçoit les modifications des propriétés mécaniques de l’appareil respiratoire. Cette question est particulièrement importante d’un point de vue clinique, car toutes les maladies respiratoires entraînent des modifications de ce type. Une crise d’asthme, par exemple, correspond à une augmentation forte et brutale de la résistance de l’arbre bronchique à l’écoulement de l’air.
Lorsque les changements sont de grande amplitude, les réactions cérébrales et leurs conséquences sont relativement faciles à identifier et à caractériser. En revanche, la question se pose pour des modifications très minimes de la mécanique respiratoire : existe-t-il des changements si faibles qu’ils n’ont aucune influence sur le cerveau, ou bien la moindre anomalie est-elle susceptible de perturber son fonctionnement ? Et dans ce cas, quelles peuvent être les conséquences, notamment sur les fonctions cognitives et exécutives ?
Les chercheurs se sont ainsi intéressés à l’effet, sur le fonctionnement cérébral, de l’imposition de très petites modifications de l’appareil respiratoire. Pour pouvoir quantifier les modifications correspondant à ce que l’on appelle des « charges inspiratoires » ; il était nécessaire de disposer d’un type de capteur particulier et de l’adapter aux systèmes de mesure existants. C’est précisément ce travail d’ingénierie qui a été confié à SUMMIT.
La nature exacte des charges inspiratoires et les caractéristiques du capteur restent à ce stade confidentiel. Selon les résultats, ses retombées pourraient toutefois dépasser largement le seul champ de la neurophysiologie respiratoire.
Concernant les perspectives, le professeur Thomas Similowski reste prudent. L’existence d’un effet cérébral de ces très faibles charges inspiratoires ouvrirait une nouvelle lecture de l’impact de comportements courants sur la respiration et ses liens avec le cerveau. Des résultats qui, espère-t-il, pourront être précisés dans les mois à venir.