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Projet Éléphants : analyse des interactions humains/éléphants à proximité de la forêt au Gabon

Le projet Éléphants est porté par Marie SIGAUD, chercheuse au Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation du Muséum National d’Histoire Naturelle. Écologue du comportement animal en lien avec le développement des activités humaines, elle travaille sur les éléphants et l’usage des pièges sonores dans la forêt au Gabon.

 Dans le cadre de ce projet, Marie Sigaud a collaboré avec Margot Mahoudeau, ingénieure Sciences Humaine et Sociale chez SUMMIT et François Lecomte, stagiaire au sein de Département Technique Observatoire & Société (DTOS). L’objectif principal est de comprendre comment les interactions entre éléphants et humains sont perçues au niveau mondial et local.  Afin de proposer des solutions locales pour réduire les conflits, améliorer le bien-être des populations humaines et celui des éléphants.

Le conflit étudié résulte notamment du fait que les éléphants pénètrent dans les champs des agriculteurs, provoquant des dégâts et des pertes de récoltes. Pour analyser ces interactions, Marie a constitué un corpus de 300 à 400 articles de presse, en langue française, couvrant la période 2019-2025 et ciblant les interactions entre éléphants et humains dans le monde. Les membres du DTOS ont procédé à une analyse manuelle du corpus. L’analyse a révélé, notamment au Gabon, que les incidents ou dégâts liés aux interactions humains/éléphants ne diminuent pas, et que peu de changements concrets ont été observés sur le terrain.

 

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Par la suite, un ingénieur du Département Techniques Mathématiques et Applications (DTMA) a travaillé sur un logiciel capable d’identifier automatiquement les articles par thèmes à partir de mots-clés. Dix thèmes principaux ont été identifiés, ce qui a permis de mettre en place une méthode systématique pour analyser les textes.

L’analyse du corpus et le logiciel associé ont été transmis à l’Agence Nationale des Parcs Nationaux du Gabon et au MNHN, afin de poursuivre et d’élargir les recherches. L’objectif est de mieux comprendre les perceptions des communautés locales directement concernées par ces interactions. Cette approche démocratique permet d’intégrer le point de vue des habitants à proximité de la forêt et de centrer les solutions scientifiques sur les besoins des populations locales ainsi que sur le bien-être des éléphants.